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الخميس، 11 أغسطس 2016

MONDAY MORNING #22 // BLACK LIVES MATTER

MONDAY MORNING #22 // BLACK LIVES MATTER


MONDAY MORNING #22 // BLACK LIVES MATTER

Dans les news aux USA en ce moment…

J’aimerais vous parler du Maine où je suis en ce moment, du dernier livre que j’ai lu surl’écriture, du dilemme de l’expatrié, de la conversation que j’ai eu avec ma grande sœur la semaine dernière, mais il y a plus pressant. J’ai du mal à parler des sujets d’actu sur le blog, car j’ai toujours l’impression de ne pas en savoir assez, d’expliquer les choses à moitié, ou de risquer les commentaires de trolls. Mais l’heure est grave. Quand je sais qu’une amie a peur pour son mari, pour son père, parce qu’ils sont noirs, c’est de l’injustice. Je n’ai pas peur que Manu se fasse tuer par la police pour un contrôle d’identité !
Il n’y a pas plus polarisant que le sujet des races aux Etats-Unis. Ma copine S. adore me teaser sur la moindre chose qu’elle trouve raciste, le racisme ordinaire de rien du tout. Ici, le politiquement correct sur ce sujet est capital. On pourrait trouver que ça pinaille… mais l’histoire des Etats-Unis n’est pas la même que celle de la France. Duh ! On s’en doutait.
On pourrait croire aussi qu’avec Obama on soit dans une Amérique post-raciale, mais l’exécution par des policiers la semaine dernière de deux hommes Noirs, Alton Sterling et Philando Castile, sans raison apparente, démontrent encore une fois le contraire. Pas seulement ces deux hommes en particulier, mais les dizaines d’autres ces derniers mois. Leschiffres sont effrayants. S’en sont suivis en fin de semaine des manifestations énormes, et des policiers tués par un sniper lors de ces manifestations à Dallas ce qui enveniment la situation. Certains parlent de guerre civile, ça peut sembler exagéré, mais le problème de races* en Amérique est bien là. (* on est d’accord qu’il n’y a pas de races au sens biologique, mais qu’il y en a qui ont des implications au sens culturel, social et économique : grandir et vivre en tant que noir, hispanique, blanc, asiatique aux Etats-Unis n’est pas la même chose)
Le mouvement Black Lives Matter (les Vies des Noirs comptent) existe depuis 2012, suite à l’acquittement de George Zimmerman du meurtre du jeune Trevor Martyn. Le mouvement n’a pas cessé depuis toutes ces années,  car le nombre de Noirs tués par la police sans raison apparente n’a pas diminué. Des stars comme Beyoncé, Jessie Williams, et même Kim K., des athlètes utilisent leur voie pour diffuser le message.
J’ai un copain qui milite pour ce mouvement, Black Lives Matter. Dès que vous êtes amis avec lui sur Facebook, vous êtes inondé de messages, de statistiques, d’articles sur le sujet. Comment être blanc et allié ? Comment être sensibilisé au problème des brutalités policières, au problème du racisme institutionnel ? Que sont nos privilèges, comment en parler aux enfants ? Je lui ai demandéune sélection d’articles sur le sujet, les articles à lire pour en savoir plus, histoire de se documenter avant d’en discuter ensemble. Voilà ce que Ben m’a transmis comme articles, ce sont ses commentaires que j’ai traduits :
  • « Lire sur le privilège d’être blanc est un bon point de départ. On peut lire cette bd bien fichue. Si vous n’avez pas déjà lu Invisible Knapsack, c’est aussi un bon début pour réfléchir sur le même sujet.
  • Un autre problème est la « fragilité d’être blanc (White fragility) » c’est-à-dire, l’inconfort des blancs à parler de races, ce qui amène souvent les Blancs à éviter les discussions à propos de la race et à se concentrer sur leurs propres sentiments. Une partie de cette gêne est due au fait que les Blancs sont moins au courant des enjeux de races que les gens de couleur, et par conséquent ils ne savent ni en parler ni développer une réflexion à ce sujet, et sont empêtrés dans leurs propres sentiments de culpabilité et de honte. Une partie de cette gêne vient aussi de la peur des Blancs à ce que leur racisme internalisé ressorte à travers des commentaires banals sur les gens de couleur – voilà quelques uns de ces faux pas que les Blancs font lors de discussions sur les races. En fait, ce n’est pas comme s’il y avait des racistes et des gens pas racistes : si on vit dans un système raciste, tout le monde est de facto raciste, et on ne peut que devenir moins raciste, en reconnaissant ton racisme !   Jay Smooth utilise l’analogie des amygdales* et de la brosse à dents pour se détendre par rapport à l’alternative rigide entre racistes et non-racistes : ce n’est utile dans les discussions (*ndla: l’analogie des amygdales est la suivante : contrairement aux amygdales qu’on nous a retiré ou pas, on ne nous retire jamais complètement nos préjugés ; pour l’analagie sur la brosse à dents, je vous invite à regarder la vidéo ! ça arrive vers la fin, il faut vraiment tout regarder…)
  • Enfin ici on peut trouver des faits historiques sur le racisme systémique dans une courte video sur le sujet
  • Et sinon, un dernier lien avec plein d’autres ressources ! »
☞ En vivant aux Etats-Unis, sans avoir grandi ici, ça me semble être un des plus grands gapsculturels qui soient, pour comprendre la société américaine : parler de races (et ça peut être utile pour comprendre la nôtre aussi, d’où que l’on soit originaire ! les discriminations n’ont pas de frontières) Même si les tensions sont nombreuses, on parle ici de ces différences, les questions sont posées – en attendant de développer des solutions, on donne des statistiques – ce qui me choquait au départ en arrivant, et que maintenant j’ai intégré du monde anglo-saxon.
☞ Si ça vous inspire des commentaires, allez-y, écrivez-moi, ou posez des questions à Ben, je lui transmettrais (il ne parle pas français). Comme d’hab, les commentaires sont modérés, a posteriori.
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